Peak Oil, myth or reality - 26 Mars - Bruxelles

Voici une conférence qui risque d'être animée.

Le 26 mars à Bruxelles, « Modern Energy », un forum de jeunes professionnels travaillant dans le monde de l’énergie basé à Bruxelles organise chez GDF Suez un événement intitulé “Peak Oil, myth or reality”. Mr Samuele Furfari, Docteur en sciences appliquées et ingénieur, haut fonctionnaire à la Commission européenne sur les aspects énergétiques et de développement durable présentera ses arguments contre la théorie du pic pétrolier. Mr Patrick Brocorens, de l’Université de Mons, et Président de la section belge de l’ASPO est persuadé que des mesures doivent être prises pour gérer la production insuffisante à venir. http://www.modern-energy-forum.eu/

La présentation de Patrick Brocorens

RENCONTRE-DÉBAT L'Avenir du pétrole - Panne d'essence, panne de sens

Lieu : Barricade ASBL, 21 rue Pierreuse - 4000 Liège

Rencontre avec Olivier Parks, auteur du livre "L'avenir du pétrole - Panne d'essence, panne de sens".

Animée par Pablo Servigne

Depuis maintenant quelques années, nous assistons à des conjonctions de crises diverses : crise énergétique, crise financière, crise économique, crise sociale, crise identitaire, crise des valeurs, crise de bien-être, crise politique... Mais quelles sont les origines de ces différentes crises ?

Olivier Parks pose la question, essentielle, de savoir si la période d'incertitude dans laquelle nous vivons pourrait déboucher sur une nouvelle organisation de la société... Car si l'homme ne change pas ses comportements, les limites physiques s'imposeront à lui, de gré ou de force.

PARKS Olivier, L'avenir du pétrole - Panne d'essence, pas de sens, Dangles - Prix : 19€

Disponible à la LIBRAIRIE ENTRE-TEMPS

 

PLUS D'INFOS SUR L'ACTIVITÉ : www.barricade.be 

Barricade asbl, centre culturel en résistance
19-21 rue Pierreuse, B-4000 Liège
04/222.06.22 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Journée ASPO.be – Initiatives de Transition - Résumé

Ce samedi 09 février a eu lieu la première journée ASPO.be – Initiatives de Transition. Elle réunissait une vingtaine de personnes, des membres d’ASPO.be, des membres des Initiatives de Transition, ainsi que des membres des Amis de la Terre.

La journée était divisée en deux grandes parties. La première était centrée autour de la présentation du pic du pétrole, et du pic des matières premières d’origine minérale. Cette partie doit permettre aux différents participants d’en apprendre plus sur le pic du pétrole, mais aussi de poser des questions qu’ils se posent, ou que d’autres personnes leur posent lors de présentation de la problématique de l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables.

La seconde partie était consacrée aux principaux principes et concepts de base des Initiatives de Transition, ainsi que des outils du changement. La présentation du pic du pétrole, et des conséquences sur notre vie de tous les jours peuvent être prises comme des informations négatives. Il semble important de remettre ça en perspective avec les solutions pouvant sortir de la crise énergétique et matérielle qui s’annonce.


 

Patrick Brocorens a débuté la journée en nous présentant les grandes lignes de la problématique du pic du pétrole. Après la présentation des concepts importants nécessaires à l’étude du pic du pétrole, comme la croissance exponentielle et sa limitation par des facteurs physiques, Patrick a exposé les courbes caractéristiques du modèle présenté dans les années 50 par Hubbert. Il a illustré cela par l’exemple des Etats-Unis, et a notamment démontré qu’une augmentation significative des réserves n’entrainait pas nécessairement un déplacement important du pic. En effet, un contre argument souvent évoqué est que le modèle de Hubbert n’est pas dynamique. Or il est possible d’y inclure  des augmentations des découvertes et une amélioration des technologies, mais selon les tendances actuelles, le pic du pétrole mondial n’est prolongé que de quelques années, une dizaine d’années au mieux, avec une limitation de la production, qui s’apparente plutôt à un plateau. Nous parlons bien ici de pic de production du pétrole, ce qui veut dire que si la demande continue d’augmenter, notamment suite à la pression démographique, il ne sera plus possible de la satisfaire à un prix accessible pour tous. La hausse des prix est en effet un mécanisme typique pour détruire l’excès de demande par rapport à l’offre. Cela engendrera de nombreux effets, surtout en économie, où les variations des coûts de l’énergie bouleversent les marchés et créent de grandes instabilités. L’évolution de la production se situe entre les scénarios très optimistes, comme ceux de l’AIE, qui planifient une production calquée sur la demande, aux scénarios les plus pessimistes, qui prédisent un effondrement drastique de la production. Cependant, les chiffres actuels semblent indiquer une possible limitation de la production tous liquides vers 90 millions de baril par jour. Ces estimations sont notamment retenues par des pétroliers comme Total.

 

Michel Wautelet s’est, quant à lui, attelé à nous poser les bases du problème du « peak all », qui engendre la pénurie de ressources minérales. Bien que souvent oublié, toute technologie se base sur des matériaux, et notre terre est finie. Certains de ses ressources minérales se trouvent en quantités très faibles sur terre comparés à d’autres. Or, le plus souvent, ces matériaux comme l’or (électronique), le platine (pile à combustible), le cobalt (électronique), le néodyme (éoliennes – 600 kg / éolienne !) sont très utilisés dans les nouvelles technologies (TIC, et technologies vertes). Si on calcule sommairement une estimation des réserves, certains ressources minérales ont des réserves estimées à quelques dizaines d’années seulement, et compte-tenu de l’utilisation croissante de ces matériaux dans les nouvelles technologies nécessaires à l’après-pétrole, les réserves de ces matériaux devraient décroitre encore plus vite. Des nouvelles découvertes ou conversions de ressources identifiées en réserves sont bien sûr attendues, mais typiquement l’homme exploite ainsi des minerais avec des teneurs en métal de plus en plus faibles, ce qui nécessite bien souvent de plus en plus d’énergie dépensée lors des opérations de traitement des minerais. Cette « loi des rendements décroissants » contre laquelle l’Humanité se bat à l’aide d’innovations technologiques devrait néanmoins se traduire par une hausse des prix des ressources minérales, surtout dans un contexte d’énergie plus chère. Des solutions peuvent permettre de diminuer notre dépendance vis-à-vis de ces produits, comme l’utilisation de nanotechnologies, réduisant la masse de matière employée, ainsi qu’une plus grande utilisation du recyclage. N’oublions pas que, si nous sommes en grande partie dépendants du Moyen-Orient en ce qui concerne le pétrole, nous sommes très dépendants de la Chine en ce qui concerne la production de ressources minérales appartenant au groupe des terres rares. Le recyclage dans nos contrées de ces matériaux peut diminuer notre dépendance vis-à-vis de la Chine, mais aussi d’autres pays, comme ceux d’Amérique du Sud, qui sont les pays ayant les plus grandes réserves de lithium (pour les batteries des véhicules électriques). Si notre usage en ressources minérales rares se fait de plus en plus important, il semble logique de conclure qu’il faudra se montrer plus parcimonieux dans notre utilisation de ces ressources minérales, mais aussi d’en favoriser le recyclage.

 

La seconde partie de la journée avait pour thème la transition et était animée par Josué Dusoulier qui constate qu'alors que de plus en plus de données scientifiques confirment les multiples impasses de notre mode de vie occidental, la transition nécessaire tarde à se mettre en place au niveau politique et économique. Pire même, certains choix à court terme amplifient chaque jour les problèmes auxquels nous allons devoir faire face (Ex : utilisation accrue des avions pour les transports de marchandises, promotion de la route et limitation des investissements dans les transports en commun). Cette transition a pourtant déjà commencé pour de nombreux groupements citoyens. Chaque jour, de plus en plus de personnes rejoignent des projets qui testent et construisent à petite échelle les bases de notre mode de vie futur : initiatives de transition, groupement d'achat solidaires, systèmes d'échange local, jardins collectifs, projets coopératifs citoyens...

Comment faciliter le changement ?

Un des constats posés par Josué Dusoulier est que lorsque l'on essaie de faire évoluer la situation, on est parfois découragé par ce qu'on a l'habitude d'appeler la « résistance au changement ». LNous avons découvert après une analyse de ces phénomènes que parfois, par maladresse, nous pouvons amplifier cette résistance involontairement. Par exemple en informant sur des catastrophes sans créer de l'espoir, sans vision attractive. Nous avons ensuite découvert quelques pistes pratiques pour faciliter le changement. Par exemple, un discours rationnel, clair et bien compris est peu porteur de changement, à moins qu'il ne touche aussi nos émotions et notre vision du monde.

 

Le bilan de cette journée a été très positif, un échange d’informations, de points de vue entre spécialistes et acteurs de terrain. Les uns sont retournés avec un peu plus de science à mettre dans leur présentation du pic pétrolier ou des ressources minérales, les autres avec un peu plus d’émotions ou d’espoir à y mettre. La complémentarité des deux approches ne fait aucun doute, et ouvre la perspective de pouvoir mieux faire passer le message auprès du grand public, ce qui était l’un des buts poursuivis en participant à cette journée.

 

1er Congrès interdisciplinaire du développement durable

1er Congrès Interdisciplinaire du Développement Durable

31 janvier et 1 février 2013, Namur

Contexte et objectifs

Nos sociétés se trouvent aujourd'hui au coeur d'une crise systémique, de nature à la fois environnementale, économique et sociale. Dans cette perspective, le présent congrès vise à:

  • encourager les approches scientifiques innovantes;
  • promouvoir l'interdisciplinarité;
  • faciliter la reconnaissance des scientifiques qui travaillent sur le développement durable.

Il s'agit d'un congrès scientifique et international mais qui vise également la participation et l'implication des décideurs et de la société civile.


Thématiques

Le sujet général du congrès porte sur l'articulation entre les concepts de transition et de développement durable (Quels sont les problèmes justifiant une transition ? Quelle transition et comment ? Est-ce réalisable ? Quelles sont les expériences positives ? ). Plus particulièrement, les contributions s'inscrivent dans l'un des six domaines suivants :

  1. Biens communs mondiaux 
  2. Alimentation, agriculture, élevage 
  3. Logement et aménagement du territoire 
  4. Modèles de la transition
  5. Le rôle des pouvoirs publics dans la transition
  6. Les acteurs non-étatiques de la transition

 

Organisation

Ce 1er Congrès Interdisciplinaire du Développement Durable est organisé avec le soutien du Ministre wallon du Développement durable et de la Recherche. Ce congrès est co-présidé par les professeurs Jean-Pascal van Ypersele (UCL) et Marek Hudon (ULB).

 

http://www.congrestransitiondurable.org/

Michel Wautelet et Patrick Brocorens participent à ce congrès

Patrick Brocorens participera à l'activité suivante : Understanding the decline of global oil exports (Comprendre le déclin des exportations mondiales de pétrole ) et Michel Wautelet celle-ci : Dépasser les verrouillages de régimes socio-techniques des systèmes alimentaires pour construire une transition agro-écologique

Enquête Publique

En 2013, le parlement wallon lançait une enquête qui visait à évaluer l’influence du pic pétrolier sur l’économie, et inversement, le rôle des facteurs économiques sur l’état de la production pétrolière.

L’enquête avait également pour but d’évaluer les implications d’un pic pétrolier mondial.

Consultez le mini-site entièrement dédié à l'Enquête Publique

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