Foire aux questions

Dans cette partie, vous trouverez les questions les plus fréquemment posées quant à l’approche orientante et sa mise en place dans les écoles.

Si vous désirez prendre contact avec l’équipe universitaire, vous pouvez vous rendre dans le bas de cette page.

Qu'entend-t-on quand on parle d'orientation ?

Au début du 20e siècle, l’orientation désignait « une démarche reposant sur une investigation de nature psychologique et visant à favoriser la transition de l’école à l’emploi » (Guichard et Huteau, 2006, p.3). En 2004, le Conseil de l’Union européenne en propose la définition suivante :   « L’orientation se rapporte à une série d’activités qui permettent aux citoyens, à tout âge et à tout moment de leur vie, de déterminer leurs capacités, leurs compétences et leurs intérêts, de prendre des décisions en matière d’éducation, de formation et d’emploi et de gérer leurs parcours de vie personnelle dans l’éducation et la formation, au travail et dans d’autres cadres où il est possible d’acquérir et/ou d’utiliser ces compétences ».

Ayant évolué au cours du temps, aujourd’hui « l’orientation est considérée comme :

  • un processus continu, qui se réalise tout au long de la vie avec des temps de maturation, des moments de remises en question qui varient d’un individu à l’autre ;
  • inscrite dans une double perspective d’épanouissement personnel et d’insertion sociale. L’individu est appelé à être un citoyen responsable qui s’épanouit au contact de la société et qui la fait progresser;
  • Fondée sur une analyse conjointe des caractéristiques personnelles et des opportunités de formation scolaire et professionnelle qui permettra une prise de décision. » (Biemar, Brasseur, François et O’Flynn, 2003, p.68)

 

Pourquoi parler d'orientation (en Fédération Wallonie-Bruxelles) ?

Aujourd’hui, l’orientation est au cœur des problématiques de l’école et de la société. En effet, les difficultés pour trouver du travail, l’offre de formation de plus en plus grande et spécialisée, l’évolution du marché du travail vers davantage de flexibilité et d’adaptabilité des travailleurs, entraînent chez les individus des questionnements profonds quant au choix d’une (ou plusieurs) profession(s) et d’un cursus scolaire.

Si la question du choix professionnel est bien réelle et pertinente en ce qui concerne le marché de l’emploi, elle se pose également au niveau scolaire. Par exemple, une étude de 2017, réalisée par l’Institute for the Future associée à l’entreprise Dell Technologies, prévoit que 85% des emplois en 2030 n'existent pas encore aujourd'hui, du fait de l’évolution technologique du numérique et de la robotique. Pour répondre à cette prévision, l’école a comme rôle à jouer celui de développer chez les élèves des compétences vocationnelles, c’est-à-dire des capacités à construire leur propre projet personnel et professionnel. L’école peut amener, petit à petit, les élèves à mieux se connaître (afin de poser des choix qui leur correspondent vraiment), à mieux connaître le monde scolaire et professionnel (afin de poser des choix en connaissance de cause) et à construire des perspectives d’avenir qui leur sont propres (pensées, réfléchies et en adéquation avec leur personne).

Dans le système scolaire belge, on note plusieurs difficultés d’orientation, telles qu’un premier degré qui trie en quelque sorte les élèves sur la base de leurs résultats scolaires ou encore des choix d’orientation vers le qualifiant qui n’en sont pas vraiment (d’après Forget, 2002, a priori, moins de 5% des élèves du qualifiant choisissent réellement leurs études). Les bifurcations successives dans le système scolaire amènent progressivement, et sans grand espoir de retour, les élèves jugés moins aptes vers des filières de plus en plus orientées vers un métier, mais aussi de moins en moins valorisées (Demeuse et Lafontaine, 2005) et la filière qualifiante relève alors d’un « deuxième choix justifié par les échecs scolaires » (Grootaers & al., 2001).

On peut ajouter à cette problématique d’orientation négative, de grandes disparités socioéconomiques en défaveur des filières qualifiantes (Friant, Demeuse & Derobertmasure, 2008), ceci débouchant vers une « hiérarchisation sociale croissante des filières, celles-ci n’ayant pas la même valeur, ni sur le plan scolaire, ni sur le plan des débouchés professionnels » (Franssen, Lenel, & Piot, 2009, p.8).

Toutes ces difficultés, constatées dans et hors de l’école, pendant et après celle-ci, ont amené notre système éducatif à poser une réflexion profonde quant à son rôle dans le développement de l’orientation des élèves. Ceci s’actualise notamment dans les propositions décrites dans le Pacte pour un enseignement d’excellence.

On peut y lire que « le Groupe Central s’accorde sur la définition de l’orientation et sur le fait de pérenniser l’approche éducative de l’orientation (1) ; sur le fait de généraliser cette approche en s’inspirant du modèle de l’approche orientante (2) ; d’intégrer des contenus liés à la capacité à s’orienter dans les activités scolaires (3) ; ainsi que sur le fait de développer l’accès à une information de qualité sur toutes les filières et les métiers (4) » (Pacte pour un enseignement d’excellence, Avis N°3 du Groupe central, 2 décembre 2016, p.60).

Le Groupe Central souhaite donc (2) généraliser l’approche éducative en s’inspirant du modèle de l’approche orientante en privilégiant comme principes pour intégrer l’orientation dans les pratiques d’enseignement (3), l’Interdisciplinarité la continuité et la progressivité des enseignements et ce, tout au long du parcours scolaire de l’élève par le développement de sa capacité d’autoévaluation de l’élève et l’ouverture de l’école vers le monde extérieur.

Pour y arriver, le Pacte propose d’aider les équipes pédagogiques par plusieurs types d’actions, telles que

  • Soutenir la complémentarité et la différenciation des méthodes (intégration de contenus liés à l’orientation dans les programmes de cours, augmentation des périodes dévolues à cela, développer des situations concrètes);
  • Elaborer un « carnet de bord » (portfolio) (interdisciplinaire, progressif et continu. Différent des évaluations. Format informatique éventuel);
  • Dresser un état des lieux des outils et activités d’orientation afin de réaliser un répertoire de ces ressources et ce, par zone/bassin;
  • Prévoir la formation des enseignants (initiale et continue).

Dans le cadre de l’approche éducative de l’orientation préconisée par le Groupe Central, il est important de faire une différence entre l’accompagnement du parcours de l’élève et la mission d’information sur les métiers selon 2 principes:

    • Les missions des CPMS sont :
      • Un rôle de relais et de guide les élèves vers les dispositifs, acteurs et activités spécifiques en lien avec l’information sur les métiers;
      • Un accompagnement des parcours des élèves (entretiens personnalisés lors des périodes de transition OU travail collectif avec un groupe d’élèves).
    • La Mission d’information sur les filières et les métiers peut se faire :
      • Via le portail d’informations
      • Via des activités d’information organisées et soutenues par des partenaires (acteurs régionaux/ associatifs; structures régionales comme Carrefour Emploi Formation Orientation/ Cité des Métiers/ Forem/ Actiris).

Enfin, le Groupe central désire garantir l’accès à une information de qualité pour tous sur les filières et métiers (4). L’orientation nécessite donc une information structurée et complète (création d’un portail d’informations de qualité, accessible à chacun, par exemple).

Afin de répondre à ces problématiques, le Pacte d’excellence veut développer l’approche orientante. Celle-ci est définie dans la question suivante.

Qu'est-ce que l'approche orientante ?

L’approche orientante est une conception de l’éducation qui vise à accompagner le jeune dans la construction d’un projet personnel. L’enseignement organisé par la Province de Hainaut s’inscrit résolument dans un projet d’approche orientante. Depuis plusieurs années, les équipes éducatives (enseignants, éducateurs, assistant social, directions…) mettent en place des activités, des services, des outils afin d’aider le jeune à mieux se connaitre, à mieux comprendre le monde de l’école et du travail. Grâce au travail d’approche orientante, les élèves font des liens entre ce qu’ils apprennent en classe et le monde extérieur et donnent plus de sens à leurs apprentissages.

Concrètement, les élèves réalisent des activités pédagogiques liées au monde professionnel, ils s’interrogent, observent, et analysent. En classe, les enseignants intègrent dans leurs cours des notions liées aux formations et aux métiers, ils réalisent des sorties, des visites d’entreprises et proposent des témoignages. L’approche orientante a pour ambition d’intéresser les élèves à leur propre orientation, à les motiver à faire des choix positifs.

Outre l’équipe éducative à l’école, les parents ont un rôle à jouer dans l’orientation de leur enfant. Etre attentifs à leurs questions et à leurs doutes, les informer et les soutenir dans leurs projets sont autant d’actions que peuvent faire les parents dans le cadre de l’approche orientante.

Qui sont les acteurs de l'orientation au sein de l'école ?

Les textes légaux organisent l’orientation dans le système d’enseignement belge francophone, tel que le Décret Missions (1997) régit l’orientation scolaire et professionnelle au niveau de l’enseignement obligatoire.

Dans l’école, l’organe qui est responsable de l’orientation est le conseil de classe qui prend des décisions relatives au passage de classe, de cycle ou de phase et délivrance des diplômes, certificats et attestations de réussite au sein d'un établissement d'enseignement.

Outre les enseignants qui peuvent travailler l’orientation dans leurs classes, les centres psycho-médico-sociaux ont, parmi leurs missions, celle de travailler l’orientation avec les élèves : ils doivent, « dans une optique d'orientation tout au long de la vie, soutenir l'élève dans la construction positive de son projet de vie personnel, scolaire, professionnel et de son insertion socioprofessionnelle » (Décret relatif aux missions, programmes et rapport d'activités des Centres psycho-médico-sociaux, 2006).

Comment travailler l'orientation dans l'école ?

Au niveau de l’école, plusieurs axes peuvent être développés pour travailler l’orientation :

  • l’intégration du travail d’orientation dans les cours ;
  • la mise sur pied de projets orientants ;
  • le partenariat avec les Centres PMS, les ASBL ou les industries, les acteurs extérieurs, etc. ;

L’intégration du travail de l’orientation dans les discipline est une des idées principales et primordiales de l’approche orientante. En effet, la volonté n’est pas de faire de l’orientation une démarche qui est à côté ou à part des cours, mais bien de l’intégrer au sein même de la pratique quotidienne d’enseignement.

En complément du travail au sein des disciplines, les activités d’orientation peuvent s’actualiser par la mise en œuvre de projets spécifiques ou d’acticités particulières qui demande la collaboration de plusieurs enseignants et qui peuvent donc se structurer autour d’objectifs davantage transdisciplinaires.

Cette collaboration entre acteurs est primordiale. En effet, si l’enseignant n’est pas un spécialiste des métiers, il peut trouver de l’aide, dans un premier temps, auprès de ses collègues des centres PMS par exemple, mais également auprès d’autres organisations, ASBL, voire des industries, des entreprises… La dynamique de partenariat est essentielle à la mise en place de l’approche orientante : les activités réalisées dans les cours doivent trouver échos dans d’autres actions et activités sollicitant d’autres acteurs.

Cette collaboration veut permettre à l’élève de construire un projet personnel et professionnel cohérent et ne se résume donc pas à une multiplication de tâches qui s’empileraient les unes sur les autres, mais bien à un tissage d’actions amenant du sens à cette construction personnelle. L’élève est donc au centre des préoccupations de l’approche orientante.

Pour permettre cette construction de l’individu, l’approche orientante doit se comprendre comme un moyen et une philosophie de travail, soutenue par une vision humaniste de l’enseignement. Si beaucoup d’actions sont déjà réalisées dans les écoles et dans les centres PMS, l’approche orientante veut les soutenir davantage, les mettre en avant et permettre leur structuration ; en d’autres mots, l’approche orientante veut construire du sens à partir du travail quotidien de tous les acteurs gravitant autour du jeune.

10 conseils pour implanter un projet d'orientation dans l'école

Mettre en place un projet pédagogique entraîne forcément des changements, tant dans les pratiques des enseignants qu’au niveau de l’organisation de l’établissement scolaire.

Sur la base de son expérience dans les projets Expairs et ceux liés à l’approche orientante, dix conseils vous sont proposés pour gérer au mieux les changements inhérents aux projets mis en place.

1. Identifiez ce qui peut vous inciter à innover en ayant recours à ce projet.

L’identification des demandes, des besoins et des attentes est la première étape pour démarrer un projet. Il est donc nécessaire de délimiter des objectifs suivant les ressources disponibles. Il n’est ainsi pas nécessaire de tout chambouler et d’obligatoirement mettre en place des projets de très grande envergure. Des actions ciblées et précises peuvent en effet constituer des innovations qui influenceront positivement votre établissement.

2. Tenez compte des motivations et des attentes des personnes participant au projet

Il ne sert à rien d’assommer de travail supplémentaire vos enseignants ou vos collègues.

Chaque personne étant différente, veillez à vous informer des besoins de chacun, de l’enthousiasme pour le projet et ses objectifs et débutez toujours vos actions en insistant sur les points forts et les initiatives de votre équipe.

3.Informez pour impliquer un maximum de personnes

Lors de la mise en œuvre d’un projet, c’est souvent vers un petit groupe de personnes que l’on se tourne. L’information à toute personne impliquée dans la vie scolaire est primordiale, d’une part pour inciter les gens à intégrer le projet et d’autre part à ancrer les actions entreprises dans une structure connue de tous et reconnue par tous.

4. Mesurez la portée de vos actions

 

Evaluer ce qu’on fait et l’impact de nos actions est nécessaire pour pouvoir les ajuster au mieux. De plus, la formalisation des résultats obtenus permet souvent de redynamiser les équipes engagées et de faire reconnaître le travail entrepris.

5. Sollicitez les partenaires disponibles

Comme nous l’avons déjà mentionné, les enseignants ne sont pas les seuls acteurs de l’école. Faites participer les éducateurs, les membres des centres PMS ou tout autre employé au sein de votre établissement. Évidemment, l’ouverture de l’école vers l’extérieur et le contact vers d’autres acteurs, tels que les entreprises, les organismes d’aide, de soutien ou d’information comme le SIEP ou le FOREM… ou encore les parents des élèves est certainement une plus-value réelle pour vos projets.

6. Respectez votre propre rythme et donnez-vous le temps de la découverte et de l’expérimentation

7. Fixez-vous un planning et des objectifs pertinents, mais raisonnables

Comme le dit l’adage, Rome ne s’est pas faite en trois jours.  Chaque école, chaque public évolue à son rythme et il est vain de vouloir tellement accélérer les choses qu’à la fin elles finissent par péricliter.

Délimitez des objectifs raisonnables et réalisables, prenez le temps de les évaluer et de les ajuster si besoin est. Une fois la dynamique de travail instaurée, les actions se rythmeront d’elles-mêmes.

8. Soignez la communication interne et externe

Sans communication, pas de coordination. Le point le plus important dans la réalisation d’un projet est peut-être celui de la communication. Il faut que chaque acteur soit tenu au courant des réalisations et des avancées du projet et qu’il puisse également donner son avis. Le relais des informations doit donc être assurée dès l’entame du projet et une personne attitrée peut s’en occuper. La tenue de réunions est en cela également indispensable.

Mais attention, ne vous cantonnez pas à informer uniquement au sein de votre établissement, transmettez un maximum d’information vers l’extérieur, c’est-à-dire vers les autres écoles, vers votre pouvoir organisateur et surtout vers les parents de vos élèves. S’ils ne savent pas ce qui se passe dans votre école, ils ne pourront pas participer à vos projets et il est probable que leur implication soit moindre. Et soyez inventif, la réunion de parents n’est pas l’unique moyen de communiquer avec eux.

9. Valorisez votre équipe

Toutes les personnes apprécient voir leur travail reconnu et vos équipes éducatives ne dérogent pas à cette règle. Mettez en avant le travail réalisé, communiquez les résultats obtenus, transmettez les outils créés… en un mot, montrez ce qui est fait !

10. Osez le changement, même si cela fait peur et chamboule votre routine

Les premiers pas dans la mise en œuvre d’un projet sont toujours les plus difficiles. Transmettez votre enthousiasme à votre équipe, incitez vos collègues à travailler ensemble, faites-les se réunir et discuter.

Qu'est-ce qu'une école orientante ?

L’idée principale derrière l’école orientante, c’est que l’orientation implique une approche systémique et qu’elle est l’affaire de tous les acteurs scolaires et pas seulement les membres des centres PMS. Le caractère systémique de l’école orientante se retrouve dans le sens où tous les enseignants ont à réfléchir à comment ils peuvent contribuer à faire des élèves des adultes qui s’insèrent dans un monde économique, social et culturel, comme le prévoit le Décret « Missions ».

Si l’école orientante demande une certaine structuration des actions, elle n’est pas nécessairement synonyme de plus de travail. Le point essentiel, c’est simplement donner du sens à ce que l’on fait et à ce que l’on enseigne. Par exemple, en primaire, les élèves ont la possibilité d’aller visiter une boulangerie, une ferme ou un autre milieu professionnel. Dans l’école orientante, on ne se limitera pas à la simple visite, on privilégiera le réinvestissement sur celle-ci. Les équipes éducatives doivent se poser les questions de ce qu’apporte véritablement cette visite et de comment on peut l’intégrer dans le reste des apprentissages, qu’ils soient disciplinaires, transversaux ou vocationnels. L’intérêt se trouve là, dans le fait d’aller plus loin dans les réflexions pédagogiques, d’ancrer chaque action dans le continuum pédagogique et de faire, par exemple, un retour sur ces différentes visites afin que l’élève puisse dépasser la description « objective », pour envisager l’intérêt de ces visites, pour lui.  L’école orientante est une école du sens, une école réflexive, tant pour l’élève que pour les équipes pédagogiques.

Quelle est la place du centre PMS dans l'école orientante ?

Aujourd’hui, l’orientation est principalement gérée en partie par les centre PMS, notamment en ce qui concerne les informations relatives aux choix de cursus scolaires et aux choix professionnels, et par les conseils de classe. Il est nécessaire d’insister sur la nécessité d’une formation des agents des CPMS par rapport à l’orientation. Les psychologues qui travaillent en centre PMS n’ont pas spécifiquement reçu une formation initiale qui les amène à bien comprendre le système scolaire. Ils doivent aussi faire le lien entre l’école et le monde professionnel, et là ils ne sont pas toujours bien armés. Ajoutons à cela que dans le quotidien, les centres PMS sont saturés par des tâches immédiates qui vont faire qu’ils auront peu de temps à consacrer à l’orientation comme processus. Dans l’école orientante les centres PMS sont un acteur clé comme les autres (enseignants, direction, parents).

L'école orientante s'ancre-t-elle dans une vision utilitariste des apprentissages ?

Non ! Donner du sens aux activités, ce n’est pas jeter des balises au loin en disant au jeune, « tu verras, ça te servira plus tard… ». En effet, à 12 ou 13 ans, le jeune ne peut se projeter aussi facilement vers son avenir professionnel. Celui-ci ne fait pas encore vraiment sens pour lui, même si des préférences de types de profession peuvent quelques fois apparaître. Le modèle de l’école orientante veut donner du sens aux apprentissages, dépassant certainement la simple adéquation compétences/savoirs/savoir-faire/savoir-être et utilité professionnelle. Si des élèves trouvent du sens eux-mêmes à certains apprentissages, tous ne le font pas nécessairement. L’utilité directe de l’apprentissage de la lecture est peut-être plus aisée à percevoir pour le jeune que celle de résoudre une équation chimique par exemple alors que pour d’autres, cette dernière trouvera du sens pour telle ou telle raison. C’est donc l’intérêt de l’élève pour le contenu proposé qui apparaît être le cœur de l’apprentissage. La manière dont on va présenter les choses va certainement jouer un rôle prépondérant dans l’intérêt suscité ou non chez l’élève. Il faut pouvoir élaborer une leçon de manière telle que l’élève y trouve un intérêt. Donner du sens c’est, par exemple, ancrer l’apprentissage dans le réel, en créant par exemple des situations problèmes qui font écho à la vie concrète.

 

Pour toute information spécifique concernant les outils orientants développés, vous pouvez vous adresser à Caroline Michalakis à l’adresse suivant :

Caroline.michalakis@umons.ac.be

 

Pour toute information concernant les productions scientifiques en lien avec l’approche orientante, vous pouvez contacter Damien Canzittu à l’adresse suivante :

Damien.canzittu@umons.ac.be

 

Les recherches liées à l’approche orientante sont menées sous la direction du professeur Marc Demeuse, chef du service de Méthodologie et Formation (UMONS) :

Marc.demeuse@umons.ac.be

 

Pour prendre connaissance des actualités du service de Méthodologie et Formation, vous pouvez consulter notre BLOG.