TROVATO, V.,  La philosophie des contes de Grimm, 2013, 158p., 12 €.

             Bien souvent, les contes nous apparaissent comme un souvenir lointain de lectures enfantines. Leurs auteurs (comme les frères Grimm, choisis dans cet ouvrage pour leur popularité) nous font rêver. On nous « ra-conte » une histoire, avec des héros bons ou mauvais, beaux ou laids, rassurants ou inquiétants. Nous sommes divertis, même si nous ne recevons aucun message explicite, aucune morale. Du moins en apparence.

             Pourtant, à y regarder de plus près, les personnages – ogres, fées, princes charmants, crapauds, forêts profondes et pauvres meuniers – constituent des symboles lourds de sens. Le héros doit, dès le début du récit, affronter mille dangers, bien pires que ceux qui jalonnent notre existence. Mais lui, contrairement à nous, ne s’attarde pas à réfléchir. Il agit. La mort peut l’effrayer, il la combat sans faiblir et surmonte les épreuves et les ennemis. Aidé par ceux qu’il croise sur son chemin, et surtout par sa propre volonté, il parviendra enfin à accomplir sa destinée et à trouver le bonheur.

             C’est par là même que le conte se rapproche de la philosophie et de Sartre quand il dit : L’homme n’est rien d’autre que l’ensemble de ses actes. Car derrière son apparente légèreté, le conte, en tant que discours universel sur nos problèmes existentiels, nous donne à tous une véritable leçon de vie.

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